4.22.2013

So proud of my dear friend and amazing singer Emilie Weibel #jazz #photo #newtalent

met her in 2005, a chance! We were both at the show of Roy Ayers in Geneva, Parc La Grange. I was there to take pictures and she was there to enjoy the work of a musician who always inspired her. 
With this common love for music, we became very good friends. At that time, Emilie was already fond of Jazz and improvisation. I encouraged her to pursue her dreams and to go to New York where she could meet with the best musicians. 
After years of hard work (she studied with Gretchen Parlato and Ralph Alessi among others) and with her rare talent and original style, she is now making a name in the Jazz community of New York. 
An experimental sound full of beauty. 




Emilie Weibel ( http://www.emilieweibel.com/Listen-1 ) was recently praised in the New York Village Voice as "one of the shining lights leading Brooklyn's contingent of heavenly voices." (http://www.villagevoice.com/2013-04-03/voice-choices/emilie-weibel/full/)
Her show at Cornelia Street Cafe April 10th made it for the Ten Best Concert of the Week in the Village Voice ( the reference for the cultural events in New York)
She is actually preparing her first album with her solo voice project oMoO. A work where she sings with a looper, a sampler and a music box and inspired by Herman Melville. Pretty original! Most of the tunes will be recorded in her room in Brooklyn and hearing the last news, Grammy Award Dave Darlington will be in the crew for the mixing and mastering.



11.20.2012

#RIP #jazz Pete La Roca est mort le 19 novembre 2012

RIP Pete "La Roca" Sims

Le grand public ne le connaissait pas mais il avait fait partie du quartet de Coltrane, du trio de Sonny Rollins, avait mis le pied à l'étrier à Chick Corea, Dave Liebman .. il était immensément respecté par la communauté du jazz.
Il voulait continuer à jouer, à tourner mais pas grand-monde ne faisait attention à son talent, à son génie, à son art C'est, enfin c'était aussi quelqu'un d'intègre, qui ne se taisait pas Il l'a payé cher via une certaine ostracisation de la part des maisons de disques, des clubs La dernière fois que je l'ai vu, c'était à NY, il y a un an. Comme d'habitude, on était allé manger au petit chinois en face du Village Vanguard. Comme d'habitude, il mangeait comme quatre. Comme d'habitude, nous avons passé tout l'après-midi à parler de bien des choses et si peu de jazz car Pete était un homme immensément curieux et cultivé
Il n'y avait pas que la musique dans sa vie. Il venait de terminer un livre traitant de la décadence des arts aux USA en particulier et ne trouvait pas d'éditeur Comme d'habitude, nous avons déconné sur tout et rien, comme d'habitude j'ai pu entendre son rire sonore, comme d'habitude toutes les 5 minutes il devait me répeter en bon anglais ce qu'il me disait parfois en argot de NY, le "slang"
Evidemment, comme il avait 30 ans de plus que moi, il me conseillait sur bien des choses. On écoute plus assez l'expérience.
Notre dernier contact a eu lieu en mars 2012 par e-mail. J'ai essayé de le brancher avec l'AMR de Genève pour une masterclass de batterie et un concert avec des musiciens locaux mais l'AMR n'en a pas voulu hélas.
Depuis, certainement par pudeur, il ne m'avait plus jamais écrit. Son emphysème a du s'aggraver.
Je viens d'apprendre sa mort à l'instant par sms via une amie.
Tu vas devoir attendre un Pete pour que je te rejoigne et qu'on se refasse des ptites bouffes ..
En tous les cas, je t'aime et pense fort à toi.
Ci-dessous, une photo que je lui ai pris à Paris en 2008 au Duc Des Lombards et sa musique, j'avais publié ce billet initialement en mai 2010
Juan Carlos
The US drummer Pete La Roca Sims  at the Duc Des Lombards, Paris, France. July 2008

First goodie, an excellent interview in english of this legendary and still active jazz drummer made in 2004 by José Francisco "Pachi" Tapiz for Tomajazz. Don't miss this interview !

Second goodie with a video made with some of my photographs of this concert by Leonardo Diaz of Actual Jazz. The music is "Lazy Afternoon" from the Pete LaRoca's album "Basra" (Blue Note, 1965) 



An extract of his Paris concert in July 2008 where Pete LaRoca Sims appears visually only until the mn 3:13 ;-( 



Now, some tunes of  the island desert disc .. "Basra" (issued in 1965 for Blue Note)

On this record, the other musicians are : Joe Henderson (sax tenor), Steve Kuhn (piano) and Steve Swallow (bass)

Basra



Malagueña



Tears Come From Heaven



Eiderdown



Candu



Pete La Roca recorded two another fabulous albums as a leader during his career but unfortunately there is no extracts on YouTube

These albums are

- "Turkish Women at the Bath" (Douglas, 1967) with John Gilmore (ts), Chick Corea (p), Walter Booker (b)

- "Swingtime (Blue Note, 1997) with Lance Bryant, Dave Liebman (ss), Ricky Ford (ts), Jimmy Owens (t), George Cables (p), Santi Debriano (b)

You can find the complete discography of Pete LaRoca Sims clicking here.

Now, Pete LaRoca Sims as a sideman 

A great concert, now, with Art Farmer on fluegelhorn as a leader, Jim Hall on guitar and Steve Swallow on bass recorded live in England in 1964. You can order the dvd clicking here if you mind.













10.09.2012

John Tchicai died the 8th of October 2012 #rip #tribute #photo #jazz #art



The danish jazz saxophonist John Tchicai died the 8th of October 2012 ;-( RIP Mr Tchicai

I photographied him the 22th of March 2012 at the AMR Jazz Festival, Geneva, Switzerland



8.12.2012

jusqu'au 19.08.2012 : voir "Le Petit-Maître Corrigé",Marivaux,José Lillo, #théâtre, Genève #photo

Chers lectrices et lecteurs,
J'ai eu l'honneur et surtout le plaisir d'être le photographe de l'adaptation du classique de Marivaux
"Le Petit-Maître Corrigé", mis en scène par José Lillo et vous invite à profiter des dernières représentations jusqu'au 19 août 2012 au Théâtre de l'Orangerie à Genève. Tous les détails (heures, réservations, distribution, etc ..) en cliquant ici . 
Sous la photo, et afin de vous faire une idée, vous trouverez deux chroniques parues dans la presse. 
En cadeau bonus, vous trouverez un entretien avec le metteur en scène José Lillo.
A bientôt ! 
Juan Carlos


A l'Orangerie, la noblesse cherche ses marques 

Le Courrier : Jorge Gajardo Muñoz

Le mariage d'Hortense et Rosimond est imminent. Le comte et la marquise, leurs parents, sont pressés de conclure un contrat qu'ils trouvent tous deux avantageux. La sono et la boule à facettes sont prêtes dans le salon, mais quelques signes indiquent qu'on temporise. La pièce montée attend sur un côté du plateau. Au centre, assise sur des caisses de vin empilées, Hortense rumine. Elle est déterminée à retarder la cérémonie, tant que Rosimond ne lui déclare pas son amour.
     En écrivant Le Petit-Maître corrigé, en 1734, Marivaux confronte deux attitudes divergentes dans la noblesse de son époque. Face à la bourgeoisie montante, beaucoup de courtisans parisiens se distinguent par leur comportement maniéré, alors que les nobles les plus modernes concluent des alliances pour sauver leurs propriétés, composent avec les moeurs de la nouvelle classe sociale, et décorent les conventions du mariage aux couleurs de l'amour.
     Rosimond et Hortense appartiennent à cette classe en décadence, qui cherche ses marques dans un temps qui lui échappe. Au grand soulagement des parents, ils finiront par se marier moyennant quelques sacrifices. Rosimond abandonne un peu de son arrogance, et Hortense consent à attendre encore le «je t'aime» qu'elle exige.
Pour monter cette oeuvre, le metteur en scène José Lillo a
_______________________________

En amour, faut-il être ou paraitre? 

La Tribune de Genève - Amanda Castillo 

Hortense, demoiselle issue de la noblesse de province, est promise à Rosimond, un marquis parisien aux moeurs libertines. Avant de convoler, la jeune fille entend guérir ce «Petit-Maître» de toute velléité extraconjugale. Elle ignore cependant que celui-ci, trop fier, feint son indifférence et qu'il l'aime en secret.
Mise en scène pour la première fois en 1734, cette comédie en trois actes soulève des interrogations toutes contemporaines. En effet, à l'instar de leurs aïeules, les femmes d'aujourd'hui essaient toujours de corriger, polir et transformer l'homme.
Comme le résumait si bien en 2001 le journaliste Jean Dion: «Le drame réel est que la femme épouse l'homme en espérant qu'il va changer, et il ne change pas, alors que l'homme épouse la femme en espérant qu'elle ne changera pas, et elle change».

____________________________


Entretien avec José Lillo 


Après Buchner, Kleist ou Dostoïevski, vous choisissez de monter une des pièces les plus méconnues de Marivaux : Le petit-maître corrigé. Comment et pourquoi un tel choix ? 
Quand je pense à Marivaux je pense au théâââtre ! J'avais envie de questionner mon rapport au classique, à un auteur symbolique du théâtre « à la française ». Beaucoup de pièces de Marivaux étaient inenvisageables. Ou bien il suffisait de se souvenir de La dispute, montée par Patrice Chéreau, pour ne pas oser s'y risquer ; ou bien les pièces étaient trop historiquement marquées pour être portées à la scène, incompatibles avec le souci que j'ai de certaines « correspondances » avec le monde que nous habitons aujourd'hui. 


   C'est l'histoire d'une beauté provinciale (Hortense) promise à un « précieux ridicule » de la capitale (Rosimond), qui entend bien « corriger » les grands airs de Monsieur, pour preuve de son engagement marital. Satire de la petite bourgeoisie narcissique, la pièce questionne cette « mise en scène de soi » souvent gage de superficialité et d'absence d'engagement ? notamment amoureux. Des pistes dramaturgiques que vous comptez exploiter ? 

Hortense va se marier. Ce n'est pas rien! Alors elle veut en avoir le coeur net: l'aime-t-il et se peut-il qu'il le lui dise « simplement », « vraiment ». Si ici c'est la province qui rééduque la capitale, c'est aussi la femme qui «corrige » l'homme ! Ce sont les femmes qui mènent le bal tout au long de la pièce. Et en cela, on peut dire que Marivaux était ultra-moderne ! Le petit-maître corrigé, c'est avant tout une histoire de « jeunes gens» d'hier et d'aujourd'hui, où la valeur et la tyrannie du look, de la mode, de la norme et du spectacle n'en finissent plus de traverser les siècles. 


   
composé un espace inachevé et froid. Le décor contient le strict nécessaire pour faire du théâtre, mais rien pour entretenir l'illusion d'une belle fête. Ici, ce sont surtout les femmes qui se chargent de mettre de l'ambiance: Hortense (Elodie Bordas) et Marton (Julia Batinova), avec un mélange de gaieté et de gravité, puis Dorimène (Anna Pieri), qui occupe le plateau avec énergie. Conscientes que leur honneur est en jeu, elles oeuvrent à débarrasser Rosimond de ses couches de suffisance.

C'est un Felipe Castro étonnant qui tient le rôle du jeune marquis. Arrogant et sûr de son charme, son phrasé se fait peu à peu hésitant, son corps se désarticule progressivement, puis rend les armes aux pieds d'Hortense. A son côté, le jeu du valet Frontin est plus uniforme, mais José Lillo dit son texte avec subtilité. Face à ce duo, Bastien Semenzato défend honorablement le rôle de Dorante. Des parents, interprétés par Rebecca Bonvin et Pascal Berney, on aurait pu attendre plus de retenue, en accord avec la fonction qu'ils tiennent dans la sociologie de la pièce, mais le parti pris comique l'emporte résolument sur d'autres enjeux et les comédiens manifestent un plaisir évident à s'y abandonner.






José Lillo, metteur en scène, explore la complexité des relations amoureuses et du regard de l'autre à travers ce classique revisité à la sauce contemporaine. On assiste à une Hortense survoltée dansant fébrilement sur un air de Massive Attack. Le décor, minimaliste, donne plus à rêver qu'à voir. La lumière tamisée des deux premiers actes suggère l'inquiétude et la rêverie d'Hortense.
Le dernier acte, quant à lui, se pare d'une lumière vive, symbolisant la mise à nu de Rosimond. Tel un «oignon que l'on éplucherait au fur et à mesure de l'intrigue, celui-ci finit par dévoiler sa nature», explique José Lillo. Création originale élaborée pour le Théâtre de l'Orangerie, cette adaptation séduit par sa mise en scène et par la qualité de jeu de ses interprètes. Le spectateur en ressort ému et grandi.





En parlant de la mise à nu du personnage de Rosimond, vous évoquez aussi celle de son interprète. Comme si l'acteur devait tout autant se défaire d'un sur-jeu pour enfin accéder à la vérité des mots : ceux de Rosimond, mais aussi ceux «qui font tenir nos existences », dites-vous ? 


Le théâtre est une machine à déconstruire. Dans notre quotidien, le regard de l'autre c'est déjà ce qui provoque un début de théâtralité. Certains espaces et moments (telle une fin de soirée à l'Usine vers 4 h du matin ou encore un vernissage) installent forcément des rapports de société qui modifient nos comportements, notre manière de nous tenir, de prendre la parole, etc. Se défaire de cela pour un-e acteur-trice oblige à se dépouiller. J'aime bien me dire que le personnage de Rosimond, tout autant que l'acteur qui l'interprétera, est pareil à un oignon que l'on éplucherait au fur et à mesure de l'intrigue. Et je continue de croire que nos existences ont effectivement besoin du verbe, de la langue et de texte comme celui de Marivaux, pour accéder à cela. Mais quand je dis texte,j'entends aussi une totalité qui doit toujours rester ouverte. Il me semble que nous avons un peu perdu ce rapport dramaturgique au théâtre. 


   Est-ce vous qui interpréterez Rosimond ? 

« Je préférerais ne pas »... (Bartleby, Melville)
Don't forget to visit my other blog "Juan Carlos Hernandez - Life Photographer"

Popular Posts